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octobre 2010


Actualité astronomique

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  Contributions canadiennes à l'astronomie

 

 
 

Saviez-vous que...?

L'astronomie, surtout avec l'ouverture de l'observatoire Dominion à Ottawa en 1902, était essentielle à l’arpentage et à l'expansion de notre pays vers l'ouest.

Lorsque l'Observatoire fédéral d'astrophysique Dominion fut inauguré à Victoria, en Colombie-Britannique, en 1918, son miroir de 1,83 mètre de diamètre était le plus grand au monde. La construction de cet observatoire constirue un des premiers investissements de la part du gouvernement canadien dans la recherche en astronomie.

Lorsque l'Observatoire David Dunlap de l'Université de Toronto fut inauguré à Richmond Hill, en Ontario, en 1935, son miroir principal de 1,88 mètre de diamètre était le deuxième plus grand au monde (le téléscope de Victoria était maintenant le troixième plus grand). Les recherches astronomiques effectuées par les universités canadiennes se sont dévelopées en parallèle avec les recherches menées par le gouvernement.

L’étude de l’émission d’ondes radio par le Soleil à la longueur d’onde de 10 cm, effectuée par des astronomes canadiens, a débuté en 1946. Ces observations sont encore utilisées aujourd’hui dans le monde entier pour mesurer le niveau d'activité du Soleil. Arthur Covington (Ottawa) fut à l’origine ce programme.

Le programme « Canadian Impact Crater, » inauguré en 1951, a permis au Canada de devenir un leader mondial dans l’étude des impacts cosmiques. L’intérêt pour l’étude des cratères d’impact continue de croître, surtout depuis que l’on sait à quel point ces collisions cosmiques peuvent affecter profondément la vie sur Terre. Ce programme a été fondé par C.S. Beals, un des plus éminents astronomes canadiens.

L'ouverture en 1960 de l'Observatoire fédéral de radioastrophysique de Penticton, en Colombie-Britannique, et de l'Observatoire radio Algonquin dans le Parc Algonquin, en Ontario, six ans plus tard, a mené à des développements scientifiques importants, comme la découverte de molécules complexes dans l'espace interstellaire.

En 1967, les observatoires de Penticton et du Parc Algonquin ont été reliés électroniquement pour la première fois, formant le premier interféromètre à très longue base. Ce type d’instrument « virtuel » a la capacité de voir des details mille fois plus fins que l’un ou l’autre des instruments « réels » pris isolément.

L'ouverture en 1978 de l'Observatoire du Mont Mégantic a marqué la création du premier centre de recherches astronomique au Québec.

Le télescope Canada-France-Hawaii, qui a vu sa « première lumière » en 1979, a permis au Canada de partager avec la France et l’Université d’Hawaii un des télescopes parmis les plus puissants et les plus productifs au monde. Des astronomes canadiens ont développé des instruments d’observation et des techniques innovatrices pour décupler la puissance de ce télescope. L’une de ces techniques a permis la découverte de près d’une centaine de planètes en orbite autour d’autres étoiles que nortre Soleil.

Le « Canadian Institute for Theoretical Astrophysics, » inauguré à Toronto en 1985, est aujourd’hui un leader mondial en ce qui a trait au travaux théoriques visant la compréhension des systèmes planètaires, les étoiles et leur cycle de vie, ainsi que l'origine et l’évolution de l'Univers.

Le Canada possède une part importante du temps d’observation des télescopes Gemini, deux instruments de 8 mètres de diamètre dont l’un est situé à Hawaii et l’autre au Chili.

L'Observatoire de Neutrinos de Sudbury (ONS), situé loin sous la terre au fond d’une mine de nickel en Ontario, est le plus puissant détecteur de neutrinos au monde. Les neutrinos sont des particules subatomiques émises lors des réactions de fusion nucléaire qui se produisent au cœur du Soleil et des autres étoiles, ou lors d’explosions de supernovæ. L'observatoire a récemment permis de résoudre le problème des neutrinos solaires — l’apparent « manque » de neutrinos en provenance du Soleil. Les chercheurs se sont en effet aperçus que plusieurs neutrinos se transforment pendant leur voyage du Soleil à la Terre et ne sont donc pas détectés.

Le satellite « Far-Ultraviolet Spectroscopic Explorer » (FUSE) étudie l'Univers aux longeurs d'ondes de l'ultraviolet lointain. Il fut le premier projet de satellite astronomique auquel le Canada a participé.

Le satellite ODIN observe l'Univers aux longeurs d'ondes sous-millimétriques depuis son lancement en 2001. Il est le fruit de la collaboration d’astronomes Canadiens, Finlandais, Français et Suédois. Il est aussi le premier satellite astronomique pour lequel le Canada a joué un rôle majeur dans la conception, la construction et l'opération après lancement.

En 2000, des scientifiques canadiens ont retrouvé la météorite de Tagish Lake sur la surface gelée d’un lac de la Colombie-Britannique. Ils ont constaté que cette météorite est la plus primitive des météorites retrouvées sur Terre; presque inchangée depuis la formation du système solaire il y a 4,5 milliards d'années.

Des réussites individuelles:

Sidney van den Bergh (Institut Herzberg d'Astrophysique, Victoria) est un leader mondial dans l’étude de la distance, la classification, la nature et l'évolution des galaxies, les principales composantes de l'Univers.

Paul Boltwood, un astronome amateur né à Stittsville, en Ontario, a developpé et utilisé des techniques d'imagerie sophistiquées, transformant son télescope d’amateur en un instrument aussi puissant que les plus grands télescopes de la précédente génération. Il est le récipiendaire du prix « International Amateur Achievement Award. »

Richard Bond (Canadian Institute for Theoretical Astrophysics, Toronto) est un cosmologiste connu internationalement pour sa contribution à notre compréhension de l'Univers, utilisant la radiation micro-onde du « bruit de fond cosmique » (l’écho du Big Bang) pour mieux comprendre les caractéristiques de l'Univers.

Tom Bolton (Université de Toronto) a codécouvert le premier exemple d'un trou noir dans l’espace. David Crampton et John Hutchings (Institut Herzberg d'astrophysique, Victoria) ont découvert le premier trou noir au cœur d’une galaxie.

Les astronomes canadiens Ermanno Borra et Paul Hickson ont développé un télescope inusité dont la surface réfléchissante est composée de mercure liquide; la rotation du miroir donne au mercure la forme d’une parabole. Ce type de télescope est beaucoup moins dispendieux qu'un télescope conventionnel du même diamètre, mais il ne peut pointer que vers le zénith.

Terence Dickinson (Yarker, Ontario), vulgarisateur scientifique bien connu, a écrit des centaines d'articles en astronomie et plus d'une douzaine de livres pami lesquels « NightWatch », qui s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Il a reçu de nombreux prix internationaux et est aussi membre de l'Ordre du Canada.

Martin Duncan (Université Queen's, Kingston) et Scott Tremaine (travaillant aujourd’hui aux É-U.) ont été des pionniers dans l’étude de la nature, de l'origine et de l'évolution des milliards de noyaux de comètes qui encombrent l'extérieur du système solaire.

L'Astronome montréalais Gilles Fontaine (Université de Montréal) est reconnu mondialement pour ses travaux sur les naines blanches; ces noyaux d’étoiles mortes. Notre Soleil deviendra lui-même une naine blanche dans cinq milliards d'années.

L'astronome canadienne Wendy Freedman est un des chefs de file du « Key Project » du Télescope spatial Hubble, qui vise à déterminer la taille et l'âge de l'Univers.

Les astronomes canadiens Brett Gladman et J.J. Kavelaars ont découvert à eux seuls presque la moitié de tous les satellites connus de Saturne.

Feu Helen Sawyer Hogg (l'Université de Toronto) était probablement l'astronome canadienne la plus connue, grâce en partie à la reconnaissance internationale que lui ont valu ses travaux sur les amas globulaires, son leadership dans les organisations astronomiques internationales et ses chroniques hebdomadaires publiées pendant plus de 40 ans dans le plus grand quotidien de langue anglaise au Canada.

Né au Canada, l’astronome amateur David Levy a découvert ou codécouvert plus de 20 comètes, parmi lesquelles on retrouve la célèbre comète Shoemaker-Levy 9 qui s’est désintégrée dans l’atmosphère de la planète Jupiter en 1994. David Levy est aussi un écrivain prolifique, publiant régulièrement livres et articles sur l’astronomie.

Feu Andrew McKellar (Observatoire fédéral d'astrophysique, Victoria) a été le premier à mesurer la température de l'espace interstellaire à 2,4 degrés au-dessus du zéro absolu. Ce fut aussi la première mesure de la température de la radiation micro-onde du “bruit de fond” cosmique, l’écho du Big Bang.

Feu Peter Millman a été un expert mondial de l’étude des météores (les étoiles filantes). Il a utilisé des techniques d’observation visuelles, spectroscopiques et radar. On lui doit une série impressionnante de projets de recherche concernant les météores, les météorites et les cratères causés par leur impact sur terre.

Jack Newton, un astronome amateur basé en Colombie-Britannique, est un chef de file mondial dans le développement de techniques d'imageries astronomiques utilisant des caméras à pellicule et des caméras numériques. Ses travaux ont été publiés dans de nombreux livres et articles. Il fut aussi récipiendaire du prix « International Amateur Achievement Award. »

Feu John S. Plaskett (Observatoire fédéral d'astrophysique, Victoria) a découvert la paire d'étoiles la plus massive jamais observée — encore surnommée « Les étoiles de Plaskett. » À l’aide de son collègue J.A. Pearce, il a réussi à déterminer pour la première fois la masse, la taille et la vitesse de rotation de notre galaxie, la Voie lactée.

Né au Québec, l’astronome Hubert Reeves a été surnommé le « Carl Sagan de la langue française » en raison des nombreux livres de vulgarisation scientifique en astronomie qu’il a écrit depuis 20 ans.

Le 23 février 1987, Ian Shelton (Université de Toronto) a découvert la plus brillante supernova à apparaître dans notre ciel en 400 ans.

Don Vandenberg (Université de Victoria) est l'astronome canadien le plus cité dans des articles scientifiques, surtout grâce à ses travaux sur la structure et l'évolution des étoiles.

Feu Isabel Williamson, une astronome amateure de Montréal, a formé toute une génération d'astronomes amateurs montréalais, parmis lesquels figure le grand découvreur de comètes David Levy.

Le « Canadian Network for Observational Cosmology » est un chef de file mondial dans la détermination des caractéristiques fondamentales de l'Univers par l’étude des galaxies lointaines. D’autres équipes d'astronomes canadiens ont étudié la radiation microonde du fond cosmique pour obtenir les mêmes résultats.

Des astronomes canadiens ont développé des logiciels très performants pour l'analyse des images astronomiques, notamment le DAOPHOT de Paul Stetson. D’autres ont aussi développé le logiciel « Starry Night, » qui simule le ciel étoilé sur un ordinateur personnel et est utilisé par les astronomes amateurs du monde entier.

Cette liste n’est pas exhaustive et ne comprend pas toutes les contributions canadiennes aux sciences et technologies de l'espace, comme par exempe les satellites (Alouette), le bras télémanipulateur des navettes spatiales, la station spatiale internationale ou le programe des astronautes canadiens.

Autres liens:

Les informations ici ont été reproduites avec la permission de J.R. Percy (2010), Université de Toronto

 
       

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